Jacques-Louis David
Né en 1748, Jacques-Louis David grandit dans une famille de la petite bourgeoisie. Très tôt il se fait remarquer pour ses dispositions pour le dessin et il est placé en apprentissage chez le peintre Joseph-Marie Vien en 1764, puis il suit les cours de l’Académie royale.
En 1774, après plusieurs tentatives, David remporte le prix de Rome grâce au tableau Érasistrate découvrant la cause de la maladie d'Antiochus, ce qui lui ouvre les portes de l’Académie de France à Rome. Ce séjour lui permet de découvrir tous les grands maîtres de l’Antiquité à la Renaissance.
A son retour, il produit certains de ses tableaux les plus célèbres comme Le Serment des Horaces ou La Mort de Socrate, confirmant son style néoclassique. Lorsque débute la Révolution en 1789, Jacques-Louis David s’engage auprès des Jacobins et est élu député. Il met alors sa renommée artistique au service de la politique avec des œuvres comme Marat assassiné ou Le Serment du Jeu de Paume, resté inachevé.
A la chute de Robespierre en 1794, le peintre est emprisonné pendant un an. A la prise de pouvoir de Napoléon il est libéré et devient son peintre officiel. Il réalise alors des œuvres emblématiques de l’Empire : Napoléon franchissant le Grand-Saint-Bernard (1801) ou Le Sacre de Napoléon (1804-1807). Il fait partie des premières personnalités civiles nommées dès 1803 dans [BA1] la Légion d'honneur, fondée en 1802. Il atteindra le grade de commandeur.
A la Restauration en 1815, David, qui avait voté pour l’exécution de Louis XVI est considéré comme un régicide et doit s’exiler. Il s’installe à Bruxelles où il continue de travailler jusqu’à sa mort en 1825.
Retrouvez son dossier de décoré sur le site des Archives nationales.